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                   Joël Hermet
                                     SUJETS DE DISSERTATIONS  

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                                  METHODOLOGIE DE LA DISSERTATION
  

Les sujets de dissertation comportent le plus souvent une question à laquelle le candidat est invité à répondre ou une affirmation qu’il faudra analyser et discuter. On ne saurait trop insister sur la nécessité de bien comprendre la question posée. En effet, l’épreuve est rarement une question de cours. Un sujet portant sur « L’influence des problèmes du SMI sur la crise économique » n’est un sujet ni sur le SMI, ni sur la crise, mais bien sur l’influence des problèmes du premier sur la seconde.
Le candidat sera donc jugé autant sur ses connaissances factuelles que sur ses capacités d’analyse et son habileté à construire un raisonnement ordonné. La dissertation est avant tout une démonstration, pas une récitation de connaissances générales. Ne cherchez pas à mettre absolument le plus de connaissances possibles dans votre devoir : la qualité doit primer sur la quantité ; c’est pour cela que les Ecoles fixent un nombre de pages maximal à ne pas dépasser (huit en général). On ne vous demande pas d’accumuler des faits mais de construire un raisonnement. La réflexion personnelle est plus apprécié que l’académisme, pour peu qu’elle soit argumentée et cohérente.

Il ne s’agit pas, bien évidemment, de fournir une réponse tranchée et définitive mais plutôt de savoir présenter de manière nuancée un problème sur lequel les avis peuvent diverger. Le rapport du concours ECRICOME en 2000 explicitait les qualités appréciées dans les copies :
« Sont récompensés :
  • le discernement, qui se manifeste dans la compréhension du sujet
  • la rigueur, exigée pour conduire une démonstration à son terme
  • l’esprit de synthèse,  qui permet d’aborder une question dans sa globalité
  • l’aptitude à l’abstraction, qui se traduit par un vocabulaire riche en concepts
  • le sens du concret, qui dicte le choix des faits cités en exemple
Règle d’or : on n’a jamais une seconde occasion de faire une bonne première impression. »

        Le plan, vous le savez, est l’ossature de votre devoir et son établissement demande un soin particulier. Aboutir à la construction du plan nécessite plusieurs étapes préalables.
- La première concerne la signification du sujet : il s’agit d’une approche méthodique qui permet à partir des mots clefs de l’intitulé de cerner le champ de l’étude demandée, d’en dégager les limites et de discerner les implications de la formulation.
- La seconde comporte l’établissement, sur une feuille de brouillon, de tous les éléments qui se rattachent au sujet et ensuite le classement de ces éléments.
- La troisième consiste à déterminer la problématique ; c'est-à-dire un axe de réflexion, un fil directeur qui ordonne le raisonnement.
- Ensuite il s’agit d’établir le plan.
- Il reste enfin à rédiger les trois éléments essentiels que comporte toute dissertation : l’introduction, le développement et la conclusion.
Passons en revue ces sept étapes.
1 – L’ANALYSE DU SUJET
                Lisez l'énoncé attentivement. Ne lisez pas ce que vous avez envie de lire. L'expérience montre que même les étudiants de classes préparatoires ne savent pas lire.
1) Analyser les termes du sujet
Il faut lire et étudier avec soin l’énoncé. Vous devez soumettre à un examen rigoureux tous les termes présents dans le libellé du sujet, chaque mot compte. Toute erreur à cette étape cruciale se paie cher par la suite.
Les termes les plus simples doivent vous arrêter et vous forcer à vous interroger avec beaucoup d’humilité : faites comme si vous ne saviez rien. Si vous faites ce travail, vous ne confondrez pas « l’automobile en France » avec « l’industrie automobile en France » ; « la population active aux Etats- Unis » avec « l’emploi aux Etats-Unis ».
2)  Percevoir le champ du sujet
Il faut traiter le sujet, rien que le sujet, mais tout le sujet.
Le hors-sujet est le pire des défauts. La fréquence de ce type d’erreur montre que l’on ne passe jamais assez de temps à analyser et à délimiter le sujet dès le départ.
Exemple 1 : « La résolution des crises majeures du capitalisme au 20ème siècle » : pour ce sujet, les causes des crises et leur déroulement sont hors sujet.
Avec quel autre sujet ne faut-il pas le confondre ?  Une méthode consiste, au brouillon, à modifier légèrement l’énoncé et voir les effets sur le champ du sujet. Comparez les sujets entre eux est d’ailleurs une excellente façon de vérifier la validité de votre réflexion. Demandez-vous quels sont les sujets proches du votre dont le libellé est légèrement différent. Les connaissances à utiliser seront certes voisines mais pas totalement interchangeables et surtout l’approche sera profondément modifiée.
Exemple 2 : Le rôle de l’inflation dans le processus de croissance.
Le thème sur le lequel porte le sujet est l’inflation. Mais l’instruction précise est d’étudier l’impact de l’inflation sur la croissance économique. Il faut donc, du début à la fin du devoir, étudier l’inflation dans son rapport avec la croissance.  On voit ici que la causalité est définie par le sujet (rôle de l’inflation sur la croissance et non l’inverse) ce qui ne serait pas le cas si le sujet était « Inflation et croissance » (possibilité d’examiner l’impact d’une forte croissance sur le processus inflationniste).
Exemple 3 : La France est-elle encore une puissance industrielle ?
Ce sujet incite à une double comparaison :
  • la France d’aujourd’hui par rapport à la France d’hier
  • la France par rapport au reste du Monde
Sauf indication contraire, le champ géographique est le monde entier, ce qui inclut les PED et les pays socialistes.
Sauf indication contraire, le champ historique remonte à la révolution industrielle. Si le verbe du sujet est au présent, et si le thème s’y prête, il faudra privilégier la situation actuelle.
3)  Comprendre la consigne du sujet
                Le sujet est rarement une question de cours. Faire un copier-coller à partir du cours ne vous permettra pas d’obtenir une bonne note. Il faut comprendre la consigne de travail.
                Généralement, on se trouve devant 5 grands types de sujets :
- Ceux qui demandent d’analyser. Ils commencent souvent par un verbe tel que « analyser », « expliquer » « montrer », « vous réfléchirez à » ; parfois par un adverbe « pourquoi », « en quoi », « comment » ou « quelle est le rôle de ». L’accent est mis sur l’étude des mécanismes explicatifs. Attention à ne pas glisser du positif (ce qui est vrai ou faux) au normatif (ce qui est bon ou mauvais).
Exemple : Pourquoi l’économie de marché ne peut-elle se passer de l’intervention de l’Etat.
- Ceux qui demandent de discuter : ils commencent par « faut-il », « dans quelle mesure », « jusqu’à quel point » ou contiennent une interrogation du type « est-il », « doit-on », « peut-on affirmer», etc. Il faut examiner une thèse de façon contradictoire. Cela induit souvent un plan en termes d’opposition « oui… mais… » mais le manichéisme est à éviter.
Exemple : L'économie de marché peut-elle se passer de l’intervention de l’Etat ?


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